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Entrevue avec la revue Spa Quebec06.11.24 Dec. 06 issue Rencontre avec...Erika Quimper Erika Quimper Le Feu sacré Formatrice agréée, Erika Quimper est avant tout une femme de coeur, mue par une passion sans bornes. Esthéticienne, enseignante, spécialiste de l’assurance santé, son parcours hors du commun présente toutefois un élément constant : le besoin d’aider les gens qu’elle touche...
Erika, votre parcours dans le domaine des soins à la personne est très original,
Un jour j’ai dit à ma mère : C’est ça que je veux faire, exactement la même chose qu’elle. À l’âge de 18 ans j’ai réalisé mon rêve, j’ai fais mon entrée à l’école édith Serei de Québec. Quel bonheur ! J’ai eu une enseignante extraordinaire en la personne de Lorraine Caron, qui est d’ailleurs toujours présente dans le domaine de l’esthétique. Cette femme m’a transmis sa passion et le goût du dépassement.
En plus de mon intérêt pour les soins esthétiques, j’ai eu une vraie révélation lorsque j’ai été introduite à l’étude des tempéraments humains. Je me rappelle m’être dit intérieurement : J’ai pratiqué l’esthétique pendant 10 ans. J’aimais les défis, tous les cas compliqués venaient à moi. J’ai traité des cas d’acné graves, les clientes me disaient : J’ai tout essayé, vous êtes ma dernière chance. En leur recommandant de modifier certaines de leurs habitudes de vie et en suivant mes protocoles de soins, elles obtenaient des résultats inespérés.
Comment en êtes-vous venue à l’enseignement ? Quelques années plus tard, une autre belle opportunité s’offre à moi : un poste de formatrice chez un distributeur en vogue. C’est là que j’ai découvert mon plein potentiel : celui de former. Le fait d’aider des professionnelles expérimentées à se développer me procurait un réel défi. Dans le but de perfectionner mes connaissances j’ai amorcé des études plus avancées en naturopathie, en psychologie de la femme et en nutrition. Mais suite à ce beau cheminement pourquoi avez-vous quitté l’esthétique ? Je n’ai pas vraiment quitté l’esthétique. J’ai cessé la pratique de l’esthétique. Quand vous êtes esthéticienne de coeur, vous pouvez quitter le milieu mais l’esthéticienne en vous attend patiemment votre retour. Après 18 ans de pratique, d’enseignement et de formation j’ai tout à coup eu besoin de développer d’autres facettes de ma personnalité, de découvrir d’autres milieux, d’autres énergies, simplement pour me prouver que je pouvais faire autre chose et y trouver une satisfaction. J’avais l’impression que j’avais fait le tour. à moins d’avoir mon propre institut, que pouvais-je faire d’autre ? C’est alors que, un peu par hasard, j’ai bifurqué dans le domaine des services financiers. Travailleuse autonome, parachutée dans un monde d’hommes, j’ai découvert que l’on pouvait toucher les gens sans les toucher physiquement. Parler de retraite, d’argent, de sécurité financière fait aussi parler les émotions. Compte tenu de mon vécu, je me suis spécialisée en assurance santé. Dans les faits je me suis retrouvée à analyser les besoins financiers des gens et à leur transmettre mes recommandations. Même principe qu’en esthétique : vous observez et vous conseillez. Les clients me disaient souvent : Vous ne ressemblez pas beaucoup aux autres, vous êtes différente. J’attirais les confidences et la confiance. Vous savez, quand vous avez été esthéticienne, peu importe le métier que vous ferez, il sera toujours teinté de votre parcours de vie.
Qu’est- ce que vous retirez de cette expérience ? Malgré ma grande implication dans cette industrie je restais toujours en contact avec mes amies de l’esthétique et j’ai donné plusieurs conférences s’adressant à elles ou aux gens du milieu. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas l’impression d’avoir quitté le domaine.
Vous me parlez de vos conférences, de quels sujets traitiez vous ?
C’est d’ailleurs suite à ce succès que vous avez démarré votre entreprise ? Quand on s’aime on n’enterre plus nos désirs. On se respecte davantage dans nos prises de décision. On ne se cache plus derrière de fausses raisons. Quand j’analyse les motivations cachées pour lesquelles les femmes consultent une professionnelle de l’esthétique, c’est presque toujours lors d’une transition importante : après un accouchement, une séparation, une nouvelle union, lors de la ménopause. Dans la vie, parfois une simple rencontre où l’on se sent comprise peut faire toute la différence. Si je peux contribuer de manière significative à l’évolution des professionnelles de l’esthétique, j’aurai réussi ma mission de vie ! Avez-vous un message pour les esthéticiennes qui n’ont pas encore trouvé leur mission ? Je crois que de se trouver un mentor est très important. Un homme ou une femme dont la trajectoire inspire. C’est prouvé : l’humain se développe et agit en fonction d’un modèle de façon consciente ou inconsciente. Ainsi, aussi bien s’en trouver un et un bon. Quand nous ressentons un malaise professionnel, il est intéressant de revenir à la raison première de notre choix de carrière et d’y retrouver la valeur profonde qui s’y cache. Parfois on découvre un feu d’artifice que l’on a permis aux autres d’éteindre. Il faut le reprendre ce feu et lui redonner vie ! Qui sait, il lui poussera peut-être des ailes ! MF
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